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Déménagement Imminent

Et oui, comme je l'avais plus ou moins laissé entendre depuis quelques semaines, le blog va déménager. Le bug de 20six m'ayant vraiment mis en colère (je rappelle que j'ai perdu l'équivalent d'un an d'articles) mais aussi les fonctionnalités ultra-limitées de 20six m'ennuient vraiment, impossible de retoucher le design, impossible d'ajouter quoi que ce soir d'interactif etc...

 

Bref j'en ai plus qu'assez et j'ai déjà commencé à préparer le déménagement. Je pose actuellement les derniers coups de pinceaux, il ne reste plus qu'à bouger les derniers articles du blog. je vous donne déjà l'adresse :

 http://puissance4.over-blog.fr

 

Voilà, faites la tourner maintenant ce serait sympa

6.10.07 15:11


Osni @ La condition Publique (Enregistrement de Tout Pour la Musik)

Diffusion : 18 (??) Décembre 2007

On peut dire que ça change un peu de mes reviews habituelles sous forme de chroniques d'albums ou de concerts, je ne suis en effet pas vraiment un habitué des plateaux tv. Pour tout dire c'était seulement la deuxième fois que j'allais assister à l'enregistrement d'une émission. Et du coup c'était quand même une expérience intéressante, d'autant que la première fois il s'agissait d'une émission en direct (La grosse émission sur Comédie) et cette fois ci, d'une émission enregistrée. Vous comprendrez donc que la méthode de travail n'est pas la même du tout.

Cette émission, donc, "Tout pour la musik" est diffusée sur France 3 dans plusieurs régions (de mémoire France 3 Nord, Ouest, Lorraine et peut être une dernière) et est présentée par Lio.

Je me rends donc avec mon pote Alain du groupe Marryssale et sa copine  à la condition publique pour assister à l'enregistrement, je croise Seb et Amandine juste un peu avant l'émission. Assez marrant de les voir maquillés autant, ce n'est pas comme si on ne les connaissais pas autrement, on peut se faire une sorte d'idée du "avant/après" maquillage, et c'est là qu'on se rend compte de tout le boulot.

Bref, avant de démarrer le côté musique, je me dois de présenter un peu ce groupe, pour les quelques lecteurs qui ne connaitraient pas encore, bien que je me rappelle avoir déjà chroniqué quelques concerts (Celui du Grand Mix avec Hushpuppies, et peut être un ou deux autres) vous les trouverez dans les archives à moins que le bug de 20six ayant fait disparaitre une grosse partie de mes articles ne les ait hélas effacés. Mais la présentation me semble judicieuse car au fond n'ayant joué sur l'émission qu'un seul morceau, cela sera bien plus parlant pour les néophytes qu'une review de ces quelques petites minutes.

OSNI, est un groupe français, du Nord de la France aux influences assez diversifiées mais avec toutefois un penchant pour la musique que j'aime appeler "sauvage", car présentant un côté assez primaire. Le genre de trucs qui se termine souvent en chaos sonore hypnotique. Ils écoutent du surf, du shoegaze, des groupes plus noisy aussi du genre Sonic Youth. En résumé OSNI sont des gens biens.

Je les ai connus sous leur ancien line-up, dans un minuscule festival (Pat Rock) à Bavay dans le Nord, je pense que ça devait être en 2004. J'avais trouvé le concert carrément mortel, il s'est ensuite passé quelques mois avant que je ne les revois après avoir emménagé sur Lille à l'époque de "Natuurlijk in de garage", superbe disque avec son immense tube "Fireball Girls" que j'écoute encore assez fréquemment, aux compos taillées dans le rock même si les live étaient autrement plus agressifs et noisy.

De concerts en concerts le groupe s'était aussi beaucoup laissé allé du côté des années 50 et du surf, chose qui ne me dérange pas puisque moi-même j'écoute pas mal de choses dans ce genre comme évidemment Dick Dale, The Tornadoes, The Ventures, The Shadows, The Trashmen etc... mais aussi des trucs plus actuels comme Messer Chups. Ce qui me plaisait moins c'était le passage de l'anglais au français, je ne suis pas vraiment à l'aise avec notre belle langue de Molière lorsqu'elle est mise en musique je dois dire.

Mais revenons en à l'émission, je passerai sur les autres invités qui ne font pas vraiment partie de mon assiette musicale et sur lesquels je ne m'attarderai donc pas. Après quelques groupes donc, on distingue le groupe qui se prépare pendant que l'interview de Lio se termine de l'autre côté du plateau. Seb utilise maintenant un Fender Deluxe (bon choix), j'atteris peut-être mais en fait ça fait un bail que je n'avais pas vu OSNI. Pour tout dire je ne les avais pas encore vu à 3 sous ce nouveau line-up même si en revanche j'avais suivi Seb du côté de Birthday Pony, son autre groupe pour quelques concerts.

Ils démarrent donc "Bang Bang" comme convenu et la surprise est vraiment bonne, je trouve que les OSNI arborent comme une seconde jeunesse avec un son bestial et rageur au top. La basse est même ultra-puissante, franchement je trippe bien. Je ne pensais pas que sur un plateau ils pourraient avoir un son si agressif et rock 'n roll donc je suis plutôt content. Ils terminent le titre sur une envolée de bruit blanc avec tout de même une mini-reprise de "Banana Split" en clin d'oeil à Lio. Le tour est joué, une chose est sûre, ils ont réveillé l'assistance (et sûrement les voisins) ce soir.

 S'en suit une interview d'une dizaine de minutes menée par Lio où OSNI parlent un peu de leurs concerts en Suède, de leurs futurs concerts en Angleterre et du 7" qui sortira bientôt là bas (j'espère qu'on pourra se le procurer en France à leurs concerts aussi tout de même).

Les questions portent aussi sur leur imagerie, qui, il est vrai est très présente sur scène avec un côté 60s indéniable, sur leurs influences par les comics (et Sébastien confirme d'ailleurs ce qu'il me semblait avec la ressemblance entre Bang Bang et le générique de Batman) et bien sûr leurs groupes fétiches, où Lio commet d'ailleurs une maladresse assez amusante quand Seb lui parle de Jesus and Mary Chain "Vous aimez les groupes qui font attention à leur look alors ?" Mouais... pour un groupe qui jouait dos au public à une époque c'est pas vraiment ce que j'aurais dit. L'interview est courte, pour le public déjà acquis par OSNI comme moi on y apprend pas grand chose, mais je pense que ce passage TV sera une très bonne occasion de les faire découvrir à un paquet de gens. Toutefois Lio complimente Amandine (formidable d'ailleurs sur sa réplique "Maman est trop jeune pour avoir eu des vêtements des années 60 sur son jeu de basse et surtout son jeu de scène, et elle a totalement raison sur une chose : il n'y a rien de plus sexy qu'une nana avec une basse.

Un autre groupe les suit et puis c'est pratiquement la fin de l'émission, l'équipe demande à enregistrer des plans d'applaudissements (très longs et chiants) et aussi diffuse 30 sec de chaque artiste pour filmer le public, le but du jeu étant que nous fassions semblant de tripper sur la musique, pour insérer ces images au montage final pendant que les groupes jouent. Je ne sais pas si j'ai été filmé au final, on verra ça à la diffusion, toujours est-il que Lio est bien plus douée que nous pour feinter l'extase devant la caméra.

Seule inquiétude, en réécoutant ces extraits on s'aperçoit que le morceau d'OSNI parait bien moins violent que tout à l'heure en live. Alors on croise les doigts pour que la technique leur fasse un mix de malade qui soit fidèle à leur prestation de ce soir.

Voilà, OSNI tournent beaucoup, en Europe et en France, je vous invite donc à aller les voir sur scène car je pense que c'est vraiment un groupe de live.

Pour connaitre les dates et aussi écouter des morceaux, une seule adresse :

http://www.myspace.com/osni

29.9.07 12:24


Merci à tous !

 

Merci à vous qui avez écouté ma web-radio récemment et plus précisément mon mix, je vous rappelle les playlists et je vous donne rendez-vous bientôt pour un nouveau mix qui sera cette fois orienté electro-rock au sens large du terme.

N'hésitez pas à me contacter sur myspace pour avoir des détails sur la prochaine édition.


Live Sessions (18h30>20h30)

_Sunn O))) @ Roadburn Festival 2005
_KTL @ Paris 16/04/2007
_Big Business @ Roadburn Festival 20/04/2007

Playlist (20h30>21h00)

My Bloody Valentine - Sometimes
Mark Lanegan & Kurt Cobain - Where did you sleep last night
Agents of oblivion - Cosmic danger (T-Rex cover)
Mr Bungle - Pink cigarette
Marilyn Manson - Coma white
Queen adreena - Medicine jar

Mix N°1 : Musique Répétitive (21h00>22h00)

Einstürzende Neubauten - Silence is sexy (live in Brussel 2000 version)
CAN - Vitamin C
Sunn O))) & Boris - The sinking belle (blue sheep)
The Ex - In the event
Battles - Tij
Suicide - Ghost rider
John Zorn - Invitation to a suicide
Earth - Ouroboros is broken
Swans - The sound

26.9.07 20:16


Unsane @ La Malterie - Lille (FR) 24/09/07


image d'illustration

La semaine commence sous le plus bel augure : un concert qui s'annonce mortel dès le lundi soir. Arrivé à la bourre rue Khulmann, une horde de chevelus se presse déjà pour pénétrer dans la malterie, je ne pensais sincèrement pas trouver autant de monde, surtout un lundi, et à vrai dire j'étais bien content d'avoir réservé ma place, ça m'a permis de pouvoir me faufiler et doubler tout le monde en toute impunité.

Je renouvelle ma carte de membre, je prends ma place (la nana au guichet billetterie de droite était d'ailleurs vraiment sublime), et puis hop, je pénètre dans la fournaise, parce que la Malterie, il faut le savoir, c'est un vrai four... tout en briques, un plafond qui ne dépasse pas les 2 mètres de haut... un son qui est vite ultra-puissant et qui, j'imagine, ne doit pas être des plus faciles à mixer vu la configuration de la salle. Et pourtant la Malterie reste un lieu culte et incontournable de Lille, avec une programmation qui se veut alternative mais accessible, on sent tout de suite qu'on est pas dans une grosse machine, d'ailleurs sincèrement ce soir, si j'étais entré sans ticket, c'était pareil (sauf que je n'aurais pas eu le loisir de croiser la jolie fille à la billetterie du coup), mais bon c'est pas mon truc, je suis plutôt du genre à soutenir les petites structures de ce genre. Bref,  tous les habitués sont là, on croise toujours les mêmes dans cette rock 'n roll jet-set lilloise hehe....

La première partie est un groupe franco-belge qui se fait appeler Raych, un type, qu'on comprendra chanteur ensuite, se pointe seul sur scène et se met à s'exciter tout seul, en tripotant des machines et en beuglant dans un micro, en se roulant par terre et en tapant sur la table où il a posé son matos.... grand moment de solitude, tout le monde se demande bien où il veut en venir, d'autant que c'est super mal fait, une sorte de Merzbow ou de Wolf Eyes du pauvre, une pâle copie sans génie, sans même une idée.... On prend son mal en patience et voilà le reste du groupe.

La brochure indique que Raych joue une musique influencée par les Melvins, Knut, Converge ou Tomahawk. Forcément ça m'aguichait à la base et pourtant sincèrement je n'ai pas trop vu le rapport, à la limite Converge pour le tournant plus mélodique qu'ils ont pris récemment mais pas de quoi crier à la filliation. En revanche c'est du Isis tout craché, ça ressemble aussi beaucoup à Amen Ra. Une sorte de post-metal en bien moins planant que ces deux formations toutefois. Même si le set ne brille pas par son originalité, on ne peut leur enlever une certaine efficacité et je me suis surpris moi même à bouger la tête plusieurs fois.

La première fois que j'ai vu Unsane en live c'était en 2005, au festival de Dour. J'avais pris une claque sacrément méchante, le son y était claquante, crade, énorme. Depuis il y a eu Visqueen, ce nouvel album sorti cet année, probablement un des meilleurs albums HxC de l'année. Alors forcément je m'attendais encore plus à du très lourd.

Le matos est monté en grosse partie, on attend le groupe pour les derniers règlages, moi je suis assis sur une sorte de cube près du retour de gauche, parce que j'avais courru toute la journée donc je m'accordais un peu de répis. Chris Spencer sort de sa loge, un verre (je pense que c'était un verre de lait, pour sa voix, mais je n'en suis pas sûr) à la main, il pose le verre à mes pieds et me sort un "Hi !!!!" jovial et me lance un clin d'oeil puis retourne à ses préparatifs, Vinnie et Dave ne sont pas loins et se dépèchent eux aussi à régler leur matos.

Le concert débute, il me semble que le premier morceau était tout simplement "Against the grain", et tout de suite on comprend qu'on aura à faire à du lourd, le son est excellent (pas évident à la malterie comme je l'ai dit), Chris a enfilé sa casquette des NY Yankees, comme d'habitude qui se trempe de sueur à vue d'oeil, et en seulement 2 ou 3 morceaux, le bonhomme dégouline comme s'il sortait de la douche. Le type à côté de moi lui aussi est en nage, et il s'excite comme un dingue faisant fréquemment du air guitar et même du air drum dès qu'il se sent possédé par la musique.

Les tubes s'enchainent, Chris demandent aux photographes qui se sont foutus au bord de la scène de se casser, car il crache fréquemment à cet endroit pour se dégager la voix "I don't wanna spit on anybody" déclare-t-il d'un ton rieur. Encore du tube, on admire aussi bien le jeu si particulier de Chris que la profondeur du son de Dave à la basse ou la frappe de bûcheron de Vinnie à la batterie.

Chris nous demande d'ailleurs de payer des coups à Vinnie ce soir car c'est son anniversaire, dès lors des Happy birthday sont fréquemment lachés dans le public et une nana apportera même une bière à Vinnie sur scène pendant qu'il joue. Les Unsane sont visiblement à l'aise et ils maitrisent aussi bien leur jeu avec le public que leur scène.

On a aussi droit à la partie de Chris à l'harmonica, vraiment fun de le voir comme ça avec un harmonica, lui qui passe d'habitude son temps à lacher des riffs ravageurs (sur un Mesa Boogie Triple Rectifier, s'il vous plait), à hurler à pleins poumons et baver dans son SM-57 ou encore à cracher un peu partout sur la scène et même au plafond. D'ailleurs il y aura une couille sur l'harmonica que Chris sortira en premier, il joue quelques notes puis le balance pour en prendre un autre déclarant que le premier est cassé.

Le groupe se retire ensuite, après avoir joué quelques vieux titres qui ont franchement fait plaisir au public, et après plusieurs plaintes de Chris à ses compères concernant sa voix qu'il sent partir, (impressionnant comme il a l'air de savoir gérer ses efforts le garçon, on sent qu'il a de la bouteille).

Et sous un tonnerre d'applaudissements et de cris, ils reviennent pour nous jouer un morceau qu'ils appellent "Party Bomb" ou "Bomb Party" je crois, très expérimental, qui débute sous des vrombissements de guitares et basses pour terminer dans des fracas de bruit blanc martelé par les riffs assassins et impressionnants lancés par Vinnie.


Encore une grande soirée donc, Unsane ont beau ne plus être des jeuneots, ils n'en perdent pas pour autant leur statut de tueurs et grand groupe de NY et de la scène hardcore en général. A voir et à revoir


Ecouter Unsane : www.myspace.com/unsane

25.9.07 19:07


Sunn O))) - Oracle

 

Statut : Disponible 

Cela faisait un moment qu'il trainait en "coming soon" sur le site de Southern Lord, et je passais donc tous les jours vérifier sile graal était dispo ou pas. Alors forcément quand il est sorti officiellement, il ne m'a fallu que quelques minutes pour en devenir l'heureux propriétaire.

 

A la réception du colis, une bonne surprise m'attend, au vinyl (clear) s'ajoute le cd Oracle, envoyé gratos aux premières commandes car il y a eu une couille sur la gravure (2 morceaux gravés sur le cd alors que la pochette en annonce 3 si j'ai bien compris). Bref, bonne surprise.

 

 Oracle, est le fruit d'une collaboration avec une artiste Banks Violette, une sculptrice pour être plus précis. Vous allez me dire, quel rapport entre le groupe doom/drone légendaire qu'est Sunn o))) et une sculptrice ? Et bien tout simplement Banks Violette, impressionnée par une prestation live de Sunn o))), s'est atelée à la reproduction fidèle du matériel du groupe avec une technique de moulages, de projection de sel etc... enfin bref voilà. Les sculptures en questions ont ensuite été exposées à Londres. On peut d'ailleurs voir des photos de l'oeuvre sur le site de southern lord mais aussi dans l'artwork d'Oracle.

Il est à noter que pendant l'exposition le groupe se trouvait dans une autre pièce (pour être invisibles au public) et jouait des morceaux composés pour l'exposition : les morceaux d'Oracle. 

Le disque se compose de trois très longs morceaux, comme Sunn O))) a l'habitude d'en créer. Ces morceaux sont un peu plus légers et lumineux que ce que Sunn o))) nous avait présenté ces derniers temps, seule la voix d'Attila Csihar donne le caractère caverneux au tout, Stephen O'Malley et Greg Anderson ayant visiblement décidé de travailler sur le côté le plus hypnotique et planant de Sunn O))) et un peu moins sur la structure.

Pour cela ils utilisent notamment des Buddha Machines, chères au grand Brian Eno mais insèrent aussi des sonorités plus urbaines et bruitistes, idée nouvelle dans Sunn O))) qu'il ne serait pas étonnant de voir développée dans de futurs opus. En effet, Joe Preston, est de nouveau invité sur le disque et joue d'un instrument bien particulier : le marteau piqueur. Coup de génie ou simple folie ? Le rendu est pourtant à la hauteur de nos espérances, et viens percuter et rendre percutantes les longues drones presques psychédéliques du duo, ajouté à la voix d'Attila, plus polyvalent et génial que jamais sur ce disque.

 

Une expérience, où l'on se régale, Sunn O))) a décidément l'art de faire des disques qui arrivent à tous se ressembler tout en étant complètement différents les uns des autres. Une capacité impressionnante qui en dit long sur le travail d'orfèvre que doit représenter l'écriture d'un album de Sunn O))) avecun Greg Anderson et un Stephen O'Malley qui maitrisent parfaitement leur sujet et leur projet, et des invités triés sur le volet mais aussi utilisés tantôt à bon escient, tantôt à contre-pied, mais toujours intelligemment.

Enfin le dernier morceau (uniquement sur vinyl donc) est un montage, ou plutôt un collage sonore d'enregistrements de lives de Sunn O))). On y retrouve donc tout naturellement les structures drone massives du groupe et son côté rouleau compresseur. Le boulot de montage est toutefois vraiment remarquable sur ce titre et on prend un grand plaisir à l'écouter 

 

Pour conclure, même si ce disque n'arrive pas à la hauteur des meilleurs albums de Sunn O))), il marque toutefois un nouveau virage dans la carrière du groupe, qui montre d'autres côtés qu'on lui connaissait moins bien. Une sorte de retour aux sources (drone) après un Altar très mélodique, même si on sent l'influence de ce dernier opus sur l'ambience que dégage Oracle.

Stephen O'Malley et  Greg Anderson ont déjà annoncé travailler sur un nouvel album à paraitre d'ici quelques mois et on a, du coup, vraiment hâte d'entendre comment le duo et leur tribu d'invités va évoluer. Sunn O))) est toujours un projet très excitant, pour notre plus grand plaisir.

 

Plus d'infos : http://www.southernlord.com 

23.9.07 14:34


The Locust + Otto Von Schirach @ Recyclart - Bruxelles (BE) 11/09/07

 

Après tout, quoi de plus logique qu'une soirée apocalyptique pour commémorer dignement ce 11 septembre ? C'est à ça que j'allais m'employer dans cette salle, encore et encore aussi cool du recyclart.

Arrivé à la bourre c'est dans une salle over-blindée que je pénètre, honnêtement je ne m'y attendais pas, quelques mois plus tôt, Joe Preston, pourtant culte pour avoir joué dans des groupes très réputés avait bien eu du mal à remplir à moitié cette salle. L'ajout d'Otto Von Schirach au line up en dernière minute y était souvent pour quelque chose, Otto ayant à peu près fait cet été le tour d'Europe de tous les festivals possibles et imaginables.

Arrivé en retard à cause du travail, je ne verrai que la fin du set de Jakuzi's Attempt, dommage car le groupe donne dans la noise aux accents jazzy des plus agréables, un p'tit quelque chose de Othin Spake, Futhrak et divers autres projets du génial Teun Verbruggen, mais en plus couillu et noise tout de même.

C'est les belges de K-Branding qui prennent la suite, j'avais déjà écouté ce qu'ils faisaient y a un paquet de temps et je dois dire que je ne me rappelais plus exactement de ce que ça donnait. Globalement ça ressemble énormément à Ultralyd, mais malheureusement ça reste justement du sous-Ultralyd, un saxo puissant, une batterie puissante et une gratte à torturer... jusque là c'est bon, mais une basse bien bavante manque vraiment cruellement... Au final ce ne sera pas un mauvais set mais franchement je m'attendais à mieux.

Otto Von Schirach se pointe ensuite sur scène déguisé en superman dark avec un bandeau devant les yeux aussi... fun ! Otto, ça part dans tous les sens, c'est une sorte d'electro-trash-noise avec un Otto qui gueule tout le long du set, des reprises de trucs mainstream très FM en mode dark.... des beats parfois hardcore qui partent dans tous les sens, de la japanoise... bref Otto emmèle les influences à une vitesse supersonique. Pour la fin du set il est rejoint par le batteur des Locust. Très franchement du point de vue d'Otto c'est dispensable, mais pour le plaisir des yeux c'est un régal de voir Gabe Serbian mitrailler ses futs, il a vraiment un jeu énorme ce type, précis, sec, puissant, c'est un vrai bucheron, pourtant il est taillé comme un coton tige (un critère de sélection chez les locust on dirait)

Enfin arrivent ceux pour qui on est là : The Locust Bobby Bray passe à côté de moi, une bière à la main dans son costume de sauterelle et saute sur scène pour jouer de la guitare. Je craignais un peu pour le son, d'autant que parfois le Recyclart peut dénaturer un peu le son, ce ne fut pas le cas, le son fut véritablement I-M-M-E-N-S-E. Le groupe a surtout enchainé des titres du dernier album "New Erections", qui fut ce soit joué en quasi intégralité, et mon Dieu quel délice, la batterie claquante complètement barge, des voix puissantes fidèles aux albums des locusts, un guitariste totalement hors norme (j'étais juste devant lui, à 50cm et bordel je crois que je vais plus toucher ma gratte pendant 1 mois tellement il m'a traumatisé...) et un claviériste qui a sorti la grosse artillerie (Moog en puissance). Le groupe enchaine sans prendre plus de 5 secondes de pause entre chaque morceaux et le concert tourne pratiquement à la performance sportive du coup, rééllement impressionnant. Energie pure ou folie furieuse ? Tout le bac à tubes y passe : "We've reached an official verdict : Nobody gives a shit", "Full-Frontal Obscurity" ou encore "AOTKPTA"

Enfin ils terminent par "One Decent...." extrait de l'EP "Safety Second, Body Last" sorti chez Ipecac il y a quelques années, là franchement j'ai trippé comme un malade car c'est mon morceau préféré du groupe. Ils en ont joué une version plus électrique et donc nettement moins électronique et c'était sacrément divin.

Voilà, en tout cas j'ai passé une excellente soirée avec des groupes qui valaient vraiment le déplacement, surtout les Locust qui ont cartonné à mort avec un set nickel et puissant. Des groupes en plus qui ne jouent pas les stars et qui restent accessibles, d'ailleurs j'ai échangé quelques mots avec Otto Von Schirach après les concerts, c'était marrant de le voir limite introverti alors qu'une heure avant il gueulait sur scène habillé en superman...

écouter The Locust : http://www.myspace.com/thelocust
écouter Otto Von Schirach : http://www.myspace.com/ottovonschirach

 

14.9.07 00:46


Punish Yourself - Cult Movie

statut : disponible
 
Ayant connu le groupe sur le tard (ça fait seulement à peu près un an et demi que je m'y suis mis), j'ai dû (et je l'ai fait avec plaisir), ingurgiter leur discographie à une vitesse éclair pour avoir une idée de l'étendue de ce groupe.
 
Le groupe présentait donc un metal industriel electronisant à mi-chemin entre ministry, atari teenage riot ou même Killing Joke, avec parfois un côté punk évident. Mais pour Cult Movie. On sentait que les choses allait bouger, depuis plusieurs semaines, le groupe laissait trainer la pochette un peu partout sur internet pour nous préparer au "choc" et donnant une petite idée de l'ambiance qui allait y régner.
 
Me voici donc, un beau lundi matin, à acheter ce nouvel album, impatient de l'écouter, je rentre chez moi, je déballe le digipack et je passe, comme d'habitude de longues minutes à regarder un peu l'objet. Puis je me décide enfin à insérer la galette dans le lecteur. Directement, le groupe nous plonge dans des brumes électroniques, nous emmène dans des nuages de sonorités synthétiques. On le savait, on l'avait senti, ce nouveau Punish marque un tournant dans l'histoire du groupe.
 
Les guitares sont pour autant bel et bien là, des guitares au son tranchant, sec et froid comme on les aime chez Punish, et cela fait partie des repères qu'on a plaisir à retrouver sur le disque. Le groupe n'avait pourtant jamais caché son amour pour la création d'ambiances, d'univers, déjà sur scène avec ces visuels et ce jeu de scène énorme, et puis sur disque aussi avec des pistes instrumentales mais aussi des intros de morceaux sonvent bien bossées. Mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'on ne s'attendait pas vraiment à cela, on ne pensait pas les Punish assez fous pour balancer un disque quasi-intégralement instrumental après des albums si bien accueillis. Et pourtant ils l'ont fait…
 
Avec un talent indéniable, le groupe a su, avec ce disque, explorer d'autres facettes de leur art, et aussi se renouveler (peut être le plus grand défi d'un groupe). Vx69, chanteur de Punish s'est lui aussi mis au service de cette expérimentation, jusque là grand perturbateur et bourreau sonique sur les albums du groupe, il use moins de sa voix sur le disque (mais s'occupe de beaucoup d'autres choses en revanche) et utilise celle-ci d'avantage comme un instrument que comme un simple chant. Une possibilité qu'on aurait jamais cru voir associée à Punish et qui pourtant fonctionne à merveille.
Bref pour finir, ce disque marque un tournant radical dans la carrière du groupe, on y retrouve quelques éléments bien connus (notamment du point de vue du son en lui même) mais les structures sont infiniment différentes et parfaitement bossé. Les Punish nous donnent là un vrai boulot parfaitement ficelé et totalement trippant et passionnant. Pour autant difficile d'en faire une critique détaillée comme j'ai l'habitude de le faire, avec des titres qui ressortent car c'est véritablement un disque qui s'apprécie dans sa globalité.
 
L'album est fourni avec un autre disque : la ré-édition de Sexplosive Locomotive. Une brillante idée. Petite blagiue à part : l'addition des deux disques permet de partir bien réveillé le matin avec Sexplosive dans la tronche et de revenir relaxé le soir avec Cult Movie dans les oreilles.Punish Yourself, un groupe finalement très pratique.
 
Pour conclure cet album restera sans nul doute un des albums "cult" de 2007
 
 
Ecouter Punish Yourself : http://www.myspace.com/punishyourself
 
11.9.07 17:40


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